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Antoine GARGOWITSCH

Pompier professionnel : c'est sa vie !
Le lieutenant Antoine GARGOWITSCH veille sur la sécurité chez BASF, une entreprise à risques majeurs. Mais c’est Evelyne, sa femme qui stresse.

Antoine Gargowitsch : Pompier professionnel

« Une rupture de conduite, un débordement de cuve, une fuite sur un camion, une explosion... C’est sûr, quand on prend son service, on ne sait jamais ce qui nous attend. » Le lieutenant Antoine GARGOWITSCH, du service incendie de l’entreprise BASF à Huningue, est conscient qu’il travaille dans un établissement à risques majeurs. Mais après 32 ans de service, on a de la bouteille (sinon jamais) et il estime maîtriser le stress.

« Il est courageux ! Il n’a jamais peur… La nuit, quand il part, je lui dis de faire attention. C’est moi qui tremble pour lui » avoue Évelyne, son épouse, laquelle l’aura sans doute incité à charger saint Christophe dans sa voiture. Antoine relativise : « il y a beaucoup de prévention. Et non ! Nous n’avons jamais eu de gros pépins ».

Confiant donc même si, en quittant son foyer, la prière du sapeur-pompier, affichée dans le hall d’entrée de son appartement huninguois, est là pour lui rappeler tous les matins la grandeur et les servitudes de la fonction. Sapeur-pompier professionnel…

À l’écouter, son engagement-là, à plein temps, tiendrait d’un concours de circonstance. Volontaire au service incendie de l’entreprise dès 1979, titulaire d’un permis poids lourd, Antoine GARGOWITSCH répondait au profil recherché par Ciba Geigy pour monter un service complet en 1984.

Des véhicules prioritaires dans… l’appartement

Mais si ce n’est pas une vocation, cela lui ressemble beaucoup quand même. Déjà avant le service militaire, à l’âge de 17 ans, il servait sous les
ordres du capitaine Aimé HERB, au corps de Huningue qu’il retrouva pour un temps à 27 ans, après le mariage. Et si ce n’est pas une passion, il faut alors expliquer aussi l’incroyable armada de plus de 400 véhicules rouges miniatures qui ornent les vitrines, les étagères, les meubles et les murs de l’entrée, du salon, du bureau de son appartement. « J’accepte cet envahissement car c’est sa vie » commente avec le sourire Évelyne. Il y a là, au milieu de figurines de soldats du feu, de matériels miniatures du service incendie et autres trophées ou souvenirs hétéroclites, des représentations d’engins de toutes marques et de tous âges, pour beaucoup répertoriés dans une accumulation de fiches techniques qui remplit les tiroirs. On devine autant de cadeaux tout trouvés pour les anniversaires et les Noëls. Et notamment de ses deux fils, Michel et Raphaël, qui, après avoir goûté aux missions du papa, en tant que jeunes pompiers, ont préféré décrocher. « Trop de stress, de contraintes dans le service, d’astreintes… »

Des larmes en passant à New York

Chez BASF, ils sont deux dans l’entreprise (avec le chef de corps, le lieutenant Luc SPEISER) à encadrer les 54 volontaires, « bipés » employés à la production et
répartis en trois équipes. Il y a les formations à assurer, les exercices à composer, l’astreinte sept jours pleins toutes les trois semaines. « C’est vrai ! Il faut être disponible. Savoir rechercher les anomalies lors d’un déclenchement d’alerte, pouvoir aussi gérer les incidents par téléphone… » confie Antoine GARGOWITSCH.

Mais, « c’est sa vie », comme dit Évelyne ; sa passion surtout comme le confirme sa semaine de vacances « sacrifiée » chaque année pour l’entretien des véhicules du corps de Huningue. Et les pompiers, sa famille aussi, comme trahie par les larmes qui lui viennent quand on évoque le sacrifice de ses collègues de New York lors de l’attentat du World Trade Center.

Alors, à la fin de cette année, à la retraite à 60 ans, il va bien falloir meubler. « On va voyager dit Evelyne. À Pâques, un séjour à Paris que je ne connais pas. » Et Thierry, le frère d’Antoine, a déjà son idée pour l’hébergement. « Il paraît qu’on peut dormir dans une caserne ; les pompiers professionnels de la capitale louent des chambres… » se réjouit déjà Antoine.

Les sapeurs-pompiers, comme dit, « c’est sa vie » !

Jean-Louis MOSSIÈRE





        


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