Clariant, la grande lessive

135.000 tonnes de terres à traiter

Créé en 1963, le site Sandoz, devenu Clariant dans les années 90, produisait sur la zone industrielle sud de Huningue des colorants textiles, puis à partir de 1976 des pigments pour le cuir, le papier, les peintures, les encres et les plastiques. Suite à l’annonce de la fermeture du site en 2009, décision a été prise en 2011 de l’assainir pour un futur usage industriel. Clariant poursuit ainsi son objectif de gestion exemplaire de la fin d’activité jusqu’au renouveau du site, en accord avec la démarche de développement durable du groupe.

Ce chantier d’assainissement colossal – 135 000 tonnes de terres et gravats sont à traiter – est mené dans le respect de la réglementation et sous contrôle permanent des autorités, avec une attention particulière donnée à la lutte contre les nuisances et à la limitation de son impact environnemental.

Les contaminations ont pour origine des incidents, telle une rupture de canalisation, ou des causes chroniques du fait de l’usure de dalles dans les bâtiments de production ou de joints de canalisations enterrées. La nature des polluants diffère selon les zones, soit des matières premières, soit des produits finis colorant ici ou là les terres.

Passés le démantèlement des superstructures en 2013-2014 et une phase de sondages et d’études pour déterminer les zones contaminées et les modalités de dépollution, l’heure est maintenant à l’assainissement. Une usine de traitement en mesure de répondre aux exigences tant de volumes à traiter que de diversité des contaminations a été créée sur site, avec une capacité de lavage d’environ 100 tonnes de matériaux par heure.

Après plusieurs opérations de tamisage et de lavage, cette unité extrait et décante les matières contaminées jusqu’à les conditionner en galettes déshydratées. Les 200 à 300 m3/h d’eau nécessaires au lavage alimentent un circuit fermé équipé d’une station de traitement sur filtre à sable et à charbon ; ce dispositif permet une consommation réduite et un contrôle de la qualité de l’eau avant rejet au réseau pluvial.

Un trafic routier réduit au minimum

Ce traitement in situ permettra au final le recyclage de plus de 90% de terres, qui seront utilisées pour le remblayage après démolition des infrastructures encore en place (fondations, sous-sols, dalles et réseaux enterrés), réduisant de la sorte très significativement les contraintes de transport ou de mise en décharge. Ainsi, sur la durée du chantier, au plus 2 camions bâchés circuleront les jours ouvrés entre 7h et 16h pour évacuer en décharge contrôlée ou en usine d’incinération les galettes de boues résiduelles.

Et de manière générale, tout est mis en œuvre pour prévenir les nuisances. La couverture des zones à assainir par des tentes pourvues d’un système de ventilation forcée et de traitement de l’air par filtration sur charbon actif évitant même les odeurs et poussières issues de la démolition et des excavations.

Un suivi analytique des rejets d’air avant et après traitement ainsi qu’un contrôle de la qualité de l’air en bordure de site sont au reste assurés tout au long des travaux, sous la tutelle des services de l’État.

Le repli du chantier est prévu dans le courant de l'été 2019.

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