Rencontres avec des Huninguois[es]

Sébastien SUTTER, l'image et la tchatche en ligne

décembre 2015 / par Jean-Louis Mossière
Sébastien SutterPour l'information et l'échange à Huningue, Sébastien SUTTER mise sur les clips vidéo et les réseaux sociaux. Avec Facebook pour « un effet boule de neige ».

Passerelle[s] vous plaît ? Adepte du papier vous l'avez en main, ou lecteur dans l'air du temps vous le consultez en ligne : c'est dans les deux cas déjà que ce journal d'information municipal vous intéresse.

Mais si on faisait plus pour Huningue, sa vie communale, associative, économique ! Sébastien SUTTER aurait des idées pour mieux communiquer et peut-être « vendre » Huningue : lui greffer une souris (c'est fait) mais en faire un « objet » vraiment connecté. L'ouvrir davantage aux réseaux sociaux, à Facebook, c'est dit !

« L'image, c'est mon domaine »

Pourtant, « petit, il voulait faire acteur » nous confie sa mère. Voulait brûler les planches en commençant par celles du Triangle où il s'essayait au théâtre.

Mais la vie comme elle tourne…

Et s'il a gardé tout son goût de la mise en scène, à 21 ans, Sébastien se voit aujourd'hui hors du champ, de l'autre côté, à attendre le clap pour actionner la caméra et mettre les autres en valeur.
« À 17 ans, je me suis essayé comme régisseur au RiveRhin de Village-Neuf en m'occupant notamment de la partie technique lumière et son. Et ça, ça m'a branché. »

Ainsi son festival de Cannes : il en revient cet été, non pas avec un César mais bien plus sûr pour un jeune, avec un BTS en audiovisuel. Et demain, la licence pro communication et médias qu'il prépare à l'IUT de Saint-Dié dans les Vosges.

« Mon métier, je le verrais bien comme journaliste reporter d'images ou dans la pub. Ou encore comme cadreur. Par exemple, je me serais régalé en assurant la prise de vue de cette mise en place spectaculaire de notre passerelle des Trois Pays. Ma vie professionnelle est dans l'image. Mais ce sera aussi selon les opportunités, les débouchés. Il y a beaucoup de monde sur le marché. »

Dix clips de 17 secondes sur le Parc des eaux vives

Aussi la nécessité de se frotter aux situations les plus larges possibles. « J'ai fait des stages en entreprises, à France 3 Rhône-Alpes, et réalisé une vidéo sur les sapeurs pompiers de Waldighoffen qui a été visionnée par plus de 120 000 personnes. Et des personnes de Suisse et du sud de la France m'ont contacté. Sur Huningue, j'ai travaillé au Parc des eaux vives, remis à jour les archives, fait des reportages photos et réalisé une série de vidéos. Je pense que ce dernier travail a plu. Il devrait être visible sur Internet au printemps prochain. Il s'agit de dix petits clips de 17 secondes. C'est court mais le but là est d'interpeller le visiteur, de l'intéresser. Chaque clip illustre les diverses activités proposées au PEV mais aussi les jeunes, les groupes qui fréquentent le site. »
Avec le risque ou la volonté de jouer et de se déconnecter de la vérité. Comme disait mon père qui ne mentait jamais mais… enchantait la réalité ?

« J'essaye d'être objectif, de garder mes distances avec mes personnages ; je me tiens assez loin pour qu'ils ne me voient pas. Et avoir leurs réactions au naturel. »

D'où des scènes vivantes, amusantes, des cris, des éclats de rire, des écla…boussures et de gros bouillons de nos sportifs en eau filmés là « à l'insu de leur plein gré ». Autant de tranches de vie pour lesquelles le journal d'information papier aurait évidemment bien du mal à se mouiller.

Alors, dépassé notre périodique Passerelle[s] dans sa formule actuelle ? Sébastien SUTTER ne veut pas jouer les fossoyeurs même si…

« C'est vrai, les gens ont de moins en moins le temps de lire. Et les jeunes sont plutôt portés sur l'image, la vidéo et l'interactivité.

« Même les parents s'y mettent ! »

Les réseaux sociaux, Facebook… Même les parents s'y mettent. Ça permet de relayer l'information, de la partager. Et le lecteur peut réagir instantanément. Les nouvelles générations aiment bien commenter, dialoguer sur un fait d'actualité, échanger des avis. Elles baignent là-dedans.

Avec Twitter, le texte est limité. 140 caractères maximum. Alors oui, c'est frustrant. Et c'est davantage spécialisé. Alors que Facebook est ouvert à tous : c'est l'idéal ! Pour moi, qui y retrouve mes amis, des gens aux mêmes affinités, c'est même devenu un outil professionnel. »

Et pour Huningue, Sébastien SUTTER ne manquerait pas d'idées.

« Il y a tellement de sociétés, d'activités dans la cité... J'ai déjà mis sur internet une vidéo sur le photo-club. On pourrait envisager le musée historique, des coins insolites de la ville. Ou encore tous ces portraits qui paraissent dans Passerelle[s]…  Pourquoi ne pas les mettre en vidéo et en passer un par semaine ? On cherche actuellement des idées pour la Poudrière... J'y verrais bien un lieu de tournage. »

Et puis, bien sûr, les réseaux sociaux pour le partage.

« Avec Facebook, c'est l'effet boule de neige assuré. »

Resterait donc à déclencher l'avalanche d'échanges. D'informations ou de futilités. Avec son lot de nouvelles, de commentaires mais aussi ses risques, ses excès à maîtriser. La tchatche en ligne quoi ! Et sur toute la ligne !

Ah ! Avoir bientôt le maire de sa ville pour contact. Le féliciter en direct sur l'animation culturelle de la cité, partager son ressenti (on peut écrire comme ça sur le Net) sur son élégance naturelle - « top ou flop la nouvelle cravate à Jean-Marc ? » - et lui demander pourquoi diable l'ampoule du candélabre au bout de ma rue, grillée depuis trois semaines, n'est toujours pas remplacée ?

Jean-Louis MOSSIÈRE







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